Vie syndicale

Le SML organisera cet été des États généraux de la coordination

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Publié le 30/03/2023
Dans un communiqué daté du jeudi 30 mars, le SML annonce qu’il lancera des États généraux de la coordination. Il indique également quitter l’intersyndicale Les Libéraux de santé.

Crédit photo : DR

Le SML organisera, « au tout début de cet été », des États généraux de la coordination. L’occasion pour le syndicat présidé par le Dr Sophie Bauer de « réunir tous les acteurs et professionnels de santé dans une démarche pragmatique et concrète au bénéfice des patients ». Car, « depuis sa création », comme se plaît-il à le rappeler dans son communiqué daté du jeudi 30 mars, il a « toujours été fer de lance en matière de coordination entre professionnels de santé et entend bien le rester ».

L’enjeu ? Défendre sa vision de la médecine libérale et une coordination pilotée par un médecin libéral « qui connaît le patient ». En somme, « une approche pragmatique fondée sur les réalités quotidiennes et surtout construite avec le patient et de ses besoins de santé », résume le syndicat.

Un tacle à la PPL Rist

Loin de la « vision conceptuelle de la coordination des soins » des pouvoirs publics, de la Cnam ou des parlementaires, qui « ne la conçoivent qu’au travers de dispositifs rigides, structuro-centrés, caractérisés par leur manque de souplesse, et surtout imposés par la contrainte », écrit le syndicat.

Ce dernier égratigne au passage la proposition de loi Rist, qui selon lui, « a cassé l'équilibre d'exercice des différentes professions en tentant d'instaurer une médecine à deux vitesses où les patients ne bénéficiaient plus de l'expertise du médecin ».

Oui aux CPTS comme outils

Le SML saisit cette occasion pour affirmer qu’il n’est pas anti-CPTS. « Bien au contraire », écrit-il, rappelant que ses cadres sont engagés dans ces structures, à l’instar du Dr Latifa Miqyass, secrétaire générale généraliste du syndicat et présidente de la CPTS de Beauce-Gâtinais ou le Dr Frédéric Tryniszewski, président de la CPTS Mulhouse Agglomération.

Mais pour le syndicat, les CPTS « doivent être considérées uniquement comme des outils, et non comme une fin ou une forme unique de coordination conditionnant l’organisation des soins ». Et, précise-t-il, elles « doivent rester de construction médicale » et « ne doivent pas se transformer en gendarmes des médecins libéraux sur leur territoire ».

Enfin, le SML informe quitter l’intersyndicale Les Libéraux de santé (LDS), « ne se reconnaissant plus dans les prises de position contre-productives et dogmatiques pour l’avenir du système de santé français, défendues par les syndicats membres de cette organisation ». En effet, ses positions sur les infirmiers de pratique avancée (IPA) notamment, semblaient, depuis quelques mois, incompatibles avec celles des LDS.


Source : lequotidiendumedecin.fr